1st article / Présentation: Miss Narcy




Pour ceux qui viennent régulièrement sur ce blog vous avez sans doute remarqué que les mises à jours se font rares ces derniers temps ! loool

J'ai décidé d'arrêté mon Skyblog et de le continuer sur une autre plateforme ( où il y a plus de possibilités) !

Dorénavant retrouvez moi ici : Miss-Narcy ! Il n'y a pas grand chose pour le moment mais de nouveaux articles ne vont pas tardé à être publiés !^^

Miss Narcy

# Posté le samedi 29 septembre 2007 09:15

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 14:31

Médias : Le phénomène Kuluna

Médias : Le phénomène Kuluna
Le 28 Août dernier, ARTE à diffusé dans son émission musicale, Tracks, un reportage sur le son Kuluna. Le reportage à été réalisé par Renaud Barret et Florent de La Tullaye, deux français qui connaissent bien Kinshasa et son univers musicale, étant donné qu'ils y sont basé et qu'ils y ont créé leur propre boîte de production Belle Kinoise Prod (musique, documentaires...). Les deux Français sont aussi à l'origine de deux documentaires de qualités: "Victoire Terminus", qui suit le quotidien d'un club de boxe féminin de Kinshasa, et "Jupiter's Dance", un documentaire sur la nouvelle scène musicale Kinoise ! Mais revenons en au documentaire sur le son Kuluna... Tout d'abord qu'est-ce qu'un Kuluna ? Le terme "kuluna" aurait plusieurs origines. Pour certains, ce serait un néologisme créé à partir de deux mots Kikongo, l'une des langues de la RDC parlée dans le Bas-Congo et la région de Kinshasa : "Kula" (chasser) et "Kuna" (semer). Pour d'autre il viendrait d'un ancien mot Kikongo qui voudrait dire "colonne". Les Kulunas sont des bandes violentes regroupant des jeunes hommes et femmes, la plupart du temps issus de la rue, les fameux "shégués". Depuis quelques temps ce que l'on appelle désormais "le phénomène Kuluna" a pris de l'ampleur dans les rues de la capitale de la République Démocratique du Congo, Kinshasa, mais aussi des grandes villes du pays où l'on ne compte plus les actes de violences qui leur sont imputés. Pourtant, certains membres de Kulunas sont à l'origine d'un nouveau genre musicale qui, lui aussi, prend de l'ampleur. Cette musique que l'on nomme le plus souvent "Le son Kuluna" est sorti de son "ghetto" grâce au succès du son "Kotazo" de Pappy Mbavu ! Les Kulunas et leur musique sont à l'image de leur pays, la RDC, un pays au bord du chaos mais qui regorge de vitalité et de créativité. Et c'est ce qu'on réussit à montrer, en une dizaines de minutes, les deux reporters français à travers leur documentaire !

■ Bonus:

- Le site Arte +7 où vous pouvez voir le documentaire jusqu'au 4 Septembre donc faites vite ! lool ICI (Attention: c'est le 3e reportage !)

- Le Myspace de la boîte de production La Belle Kinoise

- Un reportage sur les Kuluna dans l'émission "Lingala Facile" ( l'émission est entièrement en Lingala donc désolée pour ceux qui ne sont pas lingalaphones..)

- Le clip de "Kotazo" de Pappy Mbavu - Watch

Miss Narcy.
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# Posté le mercredi 02 septembre 2009 16:27

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 17:07

Médias: Blaxploitation

Médias: Blaxploitation
Blaxploitation est un mot générique, il fut crée à partir des mots Black et Exploitation, désignant un genre cinématographique Américain ayant connu son apogée au début des années 1970. Le sociologue allemand Siegfried Kracauer parlait du cinéma comme le reflet d'une société et de sa mentalité à un moment donné, c'est pas le moins que l'on puisse dire pour la Blaxploitation. En effet, la Blaxploitation émerge dans un contexte particulier. Le mouvement pour les droits civiques est à l'agonie, Martin Luther King Jr est mort depuis 1968, et une jeunesse noire plus virulente que ses ainés arrivent sur le devant de la scène politique. C'est l'époque des Black Panthers, du slogan "Black is Beautiful", de la coiffure Afro arborée comme un moyen de contestation face à la société blanche qui depuis des siècles impose sa politique, sa morale et ses codes esthétiques que les Noirs essaient, tant bien que mal, d'imiter (défrisages & Co). Mais force est de constater que si dans les rues des grandes villes américaines les Noirs retrouvent une nouvelle fierté, les productions hollywoodiennes ne s'en font pas l'écho. Dans le cinéma de l'époque, la tendance est aux personnages noirs biens sous tous rapports. L'acteur Sidney Poitier, qui je le rappelle est le premier Noir a avoir remporté l'Oscar du meilleur acteur en 1963 ( pour son interprétation dans Le lys des champs - 1963) , en est l'incarnation, d'ailleurs la presse le surnomme "Le Saint d'Ebéne". En effet, il campe toujours des rôles d'hommes ayant une situation sociale aisé (comme dans "Devines qui vient diner ?" - 1967- où il tient le rôle d'un médecin), sensibles et ayant une morale digne d'un moine, bref le genre de Noir comme la société blanche de l'époque les toléraient ! Ce qui est pour l'époque une évolution si l'on compare avec les rôles que tenaient habituellement les Noirs avant les années 1960: la Big Mama ou mammie (comme Hattie McDaniel dans Autant en emporte le vent - 1939), le Noir violent hypersexué et accessoirement violeur ( the Buck - voir la représentation des Noirs dans le film Birth Of A Nation de D.W Griffith - 1915), ou encore la mulâtre ou métisse séductrice et perdue ( [Pinky d'Elia Kazan - 1949)...Pourtant en 1971 sort un ovni cinématographique : Sweet Sweetback's Baadasssss Song ! Le film qui raconte la fuite d'un homme noir, Sweetback, ayant tué deux policiers blancs alors que ceux-ci étaient en train de battre un Noir lors d'une manifestation fut entièrement écrit, réalisé et produit par Melvin Van Peebles ( le papa de Mario lool) ! A sa sortie le film est classé dans la catégorie films X non seulement pour les scènes érotiques qu'il contient mais aussi pour sa portée politique, c'est la première fois qu'au cinéma un Noir tue des policiers ! D'ailleurs toutes les affiches du films portaient la mention " Rated X By An All White Jury" ! Le film remporte un franc succès et devient le manifeste d'une nouvelle génération de réalisateurs Afro-Américains. Suit ainsi toute une série de productions cinématographique entièrement noires, enfin pas toutes puisque certains de ces films ont été réalisés par des Blancs. Les plus célèbres sont Supafly, Shaft, Foxy Brown ou encore Coffy ! Ces films, qui reprennent les codes esthétiques noirs de l'époque, montrent des super héros noirs qui évoluent dans un univers urbain (le plus souvent le fameux ghetto) peuplé de prostitués, de proxénètes, de dealeurs et policiers véreux le tout emmené par des bandes sons magistrales ( Curtis Mayfield, James Brown et Isaac Hayes auteur du fameux thème de Shaft ). N'ayant pas su se renouveler, notamment au niveau du scénario, la Blaxploitation ne dura qu'un temps mais elle aura permis de donner au public Afro-Américain, longtemps ignoré par Hollywood, un cinéma en phase avec son époque et de révéler des acteurs comme Pam Grier.

■ A écouter:

- Isaac Hayes - Theme From Shaft Listen
- Curtis Mayfield - Pusherman ( B.O de Supafly) Listen

■ A lire :

Il y a beaucoup de livres sur la Blaxploitation et le cinéma Afro-américain en général. En France, si il y a un nom à retenir c'est celui de Régis Dubois ! Il est l'auteur d'un "Dictionnaire du Cinéma Afro-Américain" et du "Cinéma Afro-Américain : Entre Contestation et Intégration". Régis Dubois a aussi écrit "Images du Noir dans le cinéma américain blanc (1980-1995)" ainsi que "Hollywood: Cinéma et Idéologie" où il explique comment les États-Unis diffusent leur idéologie dans le monde à travers leurs productions cinématographiques ! Des livres à lire absolument ! ^^

Miss Narcy.

# Posté le dimanche 14 juin 2009 11:29

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 15:42




Juste un petit article pour vous dire que j'ai eu ma Licence !^^


Eh oui mes trois années de travail, de nuits blanches et... de glandage ( la fac d'histoire c'est pas l'armée non plus^^) ont enfin payé ! lool

Bon courage et bonne chance à tous ceux qui sont encore dans les exams ! Je vous souhaite à tous de connaître la même joie que moi ! ^^

Miss Narcy.

# Posté le mardi 16 juin 2009 13:39

Modifié le mardi 22 septembre 2009 12:28

Histoire: Gangs' stories

Histoire: Gangs' stories
Ces derniers temps l'actualité a régulièrement été secouée par des affrontements entre différentes bandes rivales (GDN, Def Mafia..) dont les membres sont, majoritairement, originaires de la banlieue parisienne. Une fois de plus, les médias ont joué sur la peur de bandes ethniques, car un certains nombres de ces bandes sont exclusivement composées de jeunes hommes noirs, ayant fait de la capitale leur nouveau terrain de jeux où elles s'adonnent à des actions violentes. Pourtant, les affrontements entre bandes regroupant des jeunes hommes ne date pas d'hier et ne sont pas que le fait de jeunes issus de l'immigration comme veut nous le faire croire une certaine propagande d'extrême-droite. En effet, il faut remonter aux années 1960 pour voir les premiers affrontements entre bandes parisiennes. C'est l'époque des Blousons Noirs et autres Hells Angels, qui sont à la base un groupe de motards américains créés en 1948. Ceux-ci sont originaires de villes de la banlieue parisienne comme Malakoff et Boulogne et profitent d'événements, comme des fêtes ou des concerts, pour s'affronter.
Quant aux années 1970 elles voient le développement du mouvement Skinhead directement importé du Royaume-Uni, où il regroupe des jeunes issus des couches populaires. Ceux-ci adoptent un style vestimentaire: Doc Martin's, jean retroussé...qui devient leur signe de reconnaissance. Contrairement à la croyance populaire qui associe les Skinhead à l'extrême-droite, le mouvement Skinhead est à la base un mouvement de la contre-culture, très populaire dans les années 1970, qui réunit des jeunes, Blancs comme Noirs, adeptes de Soul, de Ska et de Rocksteady (musiques qu'ils ont contribué à populariser au Royaume-Uni).
Mais les années 1980, marquent un tournant pour les Skinhead qui se politisent. Certains se tournent vers l'extrême-droite, ce sont les Bonehead. Cette radicalisation politique a lieu simultanément avec l'augmentation de l'immigration et l'arrivée en France de populations originaires du Maghreb et d'Afrique noire. Les Skinhead n'hésitent pas a mener des expéditions ( ou descentes) où ils s'en prennent à des personnes issues de l'immigration. Si vous êtes d'origine étrangère et que vos parents sont arrivés en France dans les années 1980 demandez leur, je suis sûre qu'ils auront pleins de choses à vous raconter à ce sujet ! En réactions à ces attaques à caractère racistes des jeunes issus de l'immigration décident à leur tour de former des bandes. Parmi ces bandes il y a les Requins Vicieux, dont a fait partie le rappeur Mc Jean Gab'1, les Black Dragons ( pour les plus connus) mais aussi les Ducky Boys. A ces groupes s'ajoutent des Skinhead communistes, ils se revendiquaient communistes par opposition au fascisme des Skins mais idéologiquement c'étaient plutôt des libertaires, appelés Redskins. Toutes ces bandes effectuent, à leur tour, des descentes où ils affrontent les Skins, dont le Klan dirigé par Serge Ayoub aka. Batskin, car il aimait utiliser des battes de base-ball comme arme, qui n'hésitent pas à provoquer dans les médias ceux que l'on nomme les Chasseurs de Skin. Par l'action de ces bandes les Skins sont considérablement réduits.
A partir de la fin des années 1980, les affrontements ayant une base plus ou moins idéologique font place aux affrontements entre villes et quartiers. Les Black Dragons, dont le QG est la Défense, sont toujours là et s'opposent désormais à des bandes comme les Mendhi et la Secte Abdoulaï ainsi que les Requins Vicieux, eux aussi créés dans les années 1980, et leurs "petits frères" les Requins Juniors. Les face à face entre les différentes bandes seront violents et feront plusieurs morts. La presse rebaptisent alors ces bandes de Zoulous en référence à la culture Hip Hop à laquelle ces jeunes s'identifiaient. Dorénavant, les affrontements entre bandes n'ont plus de motifs idéologiques mais sont liés à des rumeurs, des histoires de filles et surtout au contrôle du trafic de drogue.
Récemment, le député UMP Christian Estrosi a rédigé une proposition de loi concernant les bandes. Cette loi, si elle est votée, prévoit 3ans de prison et 45 000 euros d'amende pour toute personne appartenant à une bande armée et...cagoulée ! Perso, je me demande comment ils vont faire pour apporter des preuves que telle ou telle personne fait partie d'une bande, à part pour les cas de flagrant délit. Ils vont arrêter et condamner des gens en se basant sur de simples suspicions et ça c'est grave ! En ce qui concerne les bandes d'extrême-droite, on a constaté ces derniers temps la résurgence de groupuscules violents comme les Jeunesses Identitaires qui, durant les grèves dans les universités françaises, s'en sont pris aux étudiants grévistes à Nanterre, Nancy et Lyon.

Photos: Ducky Boys (en haut) et Red Warriors (en bas).

Miss Narcy

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 16:08

Modifié le lundi 08 juin 2009 11:51